Julie Laplante, professeure et anthropologue renommée, a récemment partagé son expérience inoubliable lors d’un séjour au Cameroun en juillet et août 2018. Son voyage a été marqué par une série d’événements et de rencontres qui ont profondément influencé sa perception des médecines traditionnelles et de l’approche holistique de la santé.
L’invitation initiale de Julie Laplante au Cameroun découle de sa précédente implication dans la conférence CASCA/IUAES à Ottawa en mai 2017, où elle a eu l’occasion d’inviter plusieurs anthropologues et historiens du Cameroun. C’est avec une grande surprise et gratitude qu’elle a reçu une invitation pour assister aux Journées Portes Ouvertes de l’Association pour la Recherche en Anthropologie de Médecine Traditionnelle (ARAM) prévues pour les 22 et 23 août.
Dès son arrivée à Yaoundé, Julie Laplante a été chaleureusement accueillie par toute l’équipe de l’ARAM. Elle a été impressionnée par l’approche holistique de la médecine traditionnelle camerounaise, qui met l’accent sur la maximisation des potentiels de vie à travers une connexion profonde avec la nature. Contrairement à la biomédecine occidentale, axée sur la lutte contre la maladie par des moyens souvent invasifs, les praticiens traditionnels au Cameroun cherchent à harmoniser les vitalités humaines avec les éléments naturels tels que les plantes, les minéraux et les sons.
Le président de l’ARAM, le professeur guérisseur Amos Roger KAÑAA, ainsi que son équipe dévouée, ont impressionné Julie Laplante par leur engagement envers la préservation des médecines traditionnelles et de l’environnement. Elle souligne l’initiative de replanter 24 hectares de forêt avec des arbres médicinaux originaux, un geste significatif pour restaurer l’équilibre écologique tout en assurant la disponibilité continue de ressources naturelles pour les générations futures.

L’une des expériences les plus marquantes de Julie Laplante au Cameroun a été l’observation directe des pratiques de guérison traditionnelles. Elle mentionne le dévouement et la générosité des guérisseurs qui offrent leurs services gratuitement, contrastant avec les coûts élevés des soins biomédicaux. Julie a également été témoin des résultats impressionnants de ces pratiques sur la santé de son propre fils, dont la colonne courbée a été traitée avec succès par un guérisseur local.
De retour au Canada, Julie a été confrontée à la réalité des soins biomédicaux lors de la maladie de sa fille, soulignant les limites de l’approche occidentale en matière de santé. Elle insiste sur l’importance de reconnaître et de soutenir les médecines traditionnelles, non seulement pour leur efficacité dans de nombreuses situations, mais aussi pour leur approche holistique et leur capacité à maximiser les potentiels de vie humaine.
En conclusion, le récent séjour de Julie Laplante au Cameroun a été une expérience transformative, mettant en lumière les valeurs et les pratiques des médecines traditionnelles. Son témoignage souligne l’importance de promouvoir le dialogue et la coopération entre les différentes approches médicales, dans le but ultime d’améliorer la santé et le bien-être pour tous.